LES TABOUS SONT REACTIONNAIRES

ImageUn écrivain a comme une de ses tâches essentielles celle de dénoncer : un métier à risques, que j’assume depuis toujours dans la nécessité fondamentale d’oser nager à contre-courant.

Je suis, dans ce cadre, totalement allergique aux tabous : les tabous sont créés et cultivés par des personnes dangereuses dans le sens où ces personnes refusent les bouleversements du changement, inhérents à l’évolution vitale.

Les entreprises et les associations de toutes sortes, lorsqu’elles sont hiérarchisées, fabriquent souvent des tabous, au même titre que les familles dysfonctionnelles : ces tabous font très souvent et rapidement partie de « la culture d’entreprise » (qui n’est pas un mal en soi) mais qui peut également vite devenir une culture fermée.  Ils sont les indices du règne d’un culte de la personnalité, conséquence fréquente d’un grand charisme d’une ou de plusieurs personnes au demeurant efficaces mais qui cèdent peu ou prou au narcissisme.

Je suis grand admirateur du travail de Daniel Goleman (« L’intelligence émotionnelle ») qui a relevé le défi des relations au sein de l’entreprise. Il est caractéristique des entreprises ou des associations en crise (y compris celles dites humanitaires ou « de soutien aux victimes » de toutes natures) de voir exclure par à coups ou massivement des personnes ou des groupes devenus critiques.

Il est en effet plus facile pour le staff dirigeant de se séparer des « porteurs de mauvaises nouvelles » plutôt que de se remettre en question ou, tout simplement, de mettre en cause telle ou tel cadre de l’organisation. Comme me le disait récemment un ami de longue date : « deux personnes, une amitié; trois ou quatre personnes associées, c’est très vite la mafia ! »

En effet, le pouvoir et les ambitions ont vite fait de cimenter un type de solidarité beaucoup moins noble (mais tout aussi humaine) que celle des victimes entre elles, qu’il s’agisse de discrimination, de sexisme ou d’exploitations de toutes natures. N’oublions jamais que « lorsqu’on veut abattre son chien, on dit qu’il a la rage » : la rage, lorsqu’on veut se débarrasser d’un gêneur, ce sera sa prétendue parano, son ego surdimensionné ou tout autre type de maladie sociale moderne, opportunément servie par le département de ressources humaines.

J’ai abordé ces sujets dans mon essai « Contradictions d’une civilisation ».

Victor Khagan, décembre 2013

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A propos TANGAKAMANU

Je suis né en 1950 dans le «Borinage de Van Gogh» (Belgique). Mon existence et mon épanouissement ont été tronqués par le vampirisme régnant à cette époque dans cette région (viols et maltraitance). Sans formation académique, j’ai exercé différentes activités professionnelles jusqu’en 1982. Après la rencontre avec mon épouse, Basque espagnole (deux enfants et 4 petits-enfants), je me suis installé à Madrid où j’ai écrit trois romans, un recueil de poèmes et un de nouvelles. Rentré au pays pour traiter une dépression nerveuse clinique, je me suis attaché à l’étude des traumas et à l’hypnose, sous la direction de professionnels. L’essentiel de mon analyse sociale et de mon travail d’écrivain s’attache à la conditions des personnes dites «rebelles homéostasiques » (Henri Laborit), soit aux individus que le besoin de survie (par dépendance affective, sociale ou morale) empêche de se libérer d’un entourage et /ou d’un conditionnement aliénant ou qui les asservit. Plusieurs romans ont vu le jour depuis et ont été publiés en France (Paris et Lille). Ce sont « Courte biographie de Gumersindo García », « Les chemins de l'aurore »; « Pacifico »; « Famille sans parole, famille sans joie ». « Contradictions d'une civilisation », « Au nom de l'amour » et « Journal d'un survivant clandestin » sont publiés comme essai, reportage et recueil d’articles. Mon recueil de poèmes « Tangakamanu » en est à sa 3° édition. Je suis convaincu que le féminisme est une stratégie incontournable dans la lutte contre le patriarcat et pour la protection de l'Enfance, contre les violences faites aux femmes et contre les trafics d'êtres humains. Ce féminisme égalitaire (3° mouvement) est la vraie révolution de notre époque, qui peut sauver Notre Monde, lui apporter l’harmonie et sauver l’Enfance.
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